Tenir un site ne revient pas seulement à créer du contenu de qualité régulièrement et à le promouvoir. Pour assurer le bon fonctionnement de votre installation WordPress, vous devez organiser sa maintenance sur une base quotidienne, hebdomadaire et mensuelle.

Nous avons réuni les opérations indispensables pour garder un site WordPress en bonne santé. Suivez le guide !

Sauvegardez régulièrement votre site 

Nous vous en avons déjà parlé à maintes reprises, en particulier dans cet article. Ne comptez pas uniquement sur votre hébergeur pour effectuer des sauvegardes complètes et surtout très régulières. Vous devez dès aujourd’hui mettre en place un système automatique de back-up pour votre site, de manière gratuite ou payante.

Plusieurs options s’offrent à vous :

  • Sauvegarder manuellement votre site en exportant votre base de données et vos fichiers régulièrement. Si vous choisissez cette solution, ne gardez pas vos sauvegardes sur un seul ordinateur. Utilisez une boîte mail, une sauvegarde Cloud et un disque dur externe de qualité.
  • Laisser un spécialiste sauvegarder et protéger votre site. VaultPress est un prestataire réputé pour la qualité de ce type d’opération, dès 5 $ par mois.

Sauvegardez régulièrement votre site

  • Installer un plugin, tel que UpdraftPlus (gratuit, ou version premium) ou BackUpBuddy (payant, à partir de 80 $ par an).

Sauvegardez régulièrement votre site avec BackupBuddy

A quelle fréquence devriez-vous sauvegarder votre site ?

Si vous gérez un site vitrine ou un portfolio et qu’il est peu mis à jour, une fois par mois devrait suffire. En revanche, si vous publiez tous les jours ou toutes les semaines, organisez vos sauvegardes pour ne pas perdre une partie de vos données récentes en cas de problème technique ou de piratage.

Nettoyez votre installation WordPress en profondeur

A force d’accumuler des fichiers, images ou vidéos (si vous les hébergez), de tester des plugins qui laissent des traces parfois lourdes dans votre base de données, ou encore de changer de thème, votre installation WordPress a régulièrement besoin d’un nettoyage en profondeur.

Imaginez-vous au 1er janvier après une semaine de fête : votre foie a besoin d’être soulagé de ses toxines ! Sur Internet, c’est (presque) pareil : votre site ne peut fonctionner à ses pleines capacités que si vous lui en donnez les moyens et l’optimisez régulièrement.

Un nettoyage en profondeur vous permet de dégager de l’espace, de limiter les problèmes et les conflits possibles, ainsi que d’augmenter la vitesse de votre installation.

Voici plusieurs étapes importantes pour y parvenir :

  • Supprimez les anciens thèmes (sauf le thème par défaut), depuis votre tableau de bord ou via votre serveur FTP.
  • Effacez les spams de votre base de données
  • Supprimez les images non utilisées. Lorsque vous chargez des images, WordPress les décline en de multiples formats qui viennent saturer votre installation. Avec un plugin (gratuit) comme DNUI Delete Not Used Images, vous serez surpris de voir tout ce que vous n’utilisez plus. Attention, avant de le lancer, prenez soin de tout sauvegarder car il n’est pas exempt d’erreurs !

Maintenance WordPress : supprimez les images non utilisées

  • Evaluez chaque plugin au cas par cas : avez-vous vraiment besoin de toutes ces extensions ?
  • Nettoyez et optimisez votre base de données avec un plugin dédié, tel que WP-Optimize, en s’assurant de bien faire une sauvegarde au préalable.
  • Prenez également le temps d’optimiser votre base de données dans PhpMyAdmin, car les plugins désinstallés et supprimés à la main y laissent souvent des données. C’est le cas par exemple de certains plugins de traduction ou d’e-commerce. Si vous êtes certain qu’une table correspond à un ancien plugin, supprimez-la.

Faites le point sur vos erreurs 404 (et éliminez-les)

La multiplication d’erreurs 404 peut faire fuir une partie de vos visiteurs et menacer votre référencement. Organisez régulièrement une chasse aux erreurs, par exemple en utilisant vos données Google Analytics, comme vous le montre cette vidéo :

Les erreurs peuvent notamment naître des éléments suivants :

  • des sites tiers qui pointent vers des pages supprimées
  • des liens que vous avez partagés sur les réseaux sociaux mais dont les articles ont été effacés ou déplacés
  • d’erreurs dans le linking interne…

Une fois ces pages identifiées, le mieux est de créer une redirection vers une version plus à jour de vos articles, ou de créer des pages d’erreur ludiques et qui invitent les internautes à parcourir d’autres contenus.

Pour créer une redirection 301 (permanente), vous pouvez utiliser le plugin Redirection (qui identifie aussi les erreurs 404) ou les ajouter à la main dans votre fichier .htaccess. Sur ce dernier point, le plugin SEO by Yoast devrait vous faciliter la vie : rendez-vous dans SEO > Edit Files > htaccess files, puis entrez les redirections souhaitées.

Exemple pour un serveur Apache :

Redirect 301 /nom-article/ http://www.votresite.fr/nouvelle-url-article/

Pour en savoir plus sur les redirections et leurs bonnes pratiques, vous pouvez consulter cet excellent article de Moz (en anglais).

Faites toutes vos mises à jour de thème et plugins 

Que ce soit pour des raisons de sécurité, de nouvelles fonctionnalités ou d’améliorations de l’expérience utilisateur, il est important de mettre régulièrement à jour votre site WordPress. Normalement, vous disposez déjà de notifications à chaque fois qu’une nouvelle version d’un thème, d’une extension ou même de WordPress paraît.

Ne les négligez pas ! Elles existent pour de bonnes raisons. Même si vous ne créez pas de calendrier précis des mises à jour, veillez à le faire régulièrement dès qu’une évolution est disponible. Vous profiterez pleinement de vos outils de travail et réduirez les menaces de piratage.

Dernier exemple en date de l’importance de faire régulièrement les mises à jour : une faille de sécurité était présente dans l’un des plugins WordPress les plus utilisés au monde : l’excellent WordPress SEO by Yoast.

Identifiez les liens cassés 

Lorsque vous créez un lien vers un site tiers, ou même vers votre propre site, il peut arriver que les pages ou articles correspondants soient déplacés ou supprimés, vous laissant un lien cassé sur les bras.

Prenez le temps chaque mois de regarder quels liens vous devez modifier pour continuer d’offrir une belle expérience à vos utilisateurs.

Bien entendu, ce travail est difficile à la main… Optez pour le plugin gratuit Broken Link Checker, qui s’occupera de cette tâche, entre autres fonctionnalités utiles. Vous pouvez aussi scanner votre site avec cet outil en ligne :

Identifiez les liens cassés sur votre site WordPress

Respectez un ordre chronologique dans vos tâches

Pour éviter des conflits et pertes de données, il est important de respecter une hiérarchie des tâches :

  • Ne mettez pas WordPress à jour avant d’avoir sauvegardé votre base de données. Si quelque chose tourne mal, vous devez disposez d’une backup récente de votre site
  • Ne mettez pas vos plugins à jour juste avant de passer à une nouvelle version de WordPress
  • Privilégiez l’optimisation de votre base de données avant sa sauvegarde, pour ne garder qu’une version propre et plus légère de cette dernière (à moduler cependant en fonction du type d’optimisation effectuée)

Pour travailler sereinement, il est parfois nécessaire de mettre votre site en mode maintenance pour éviter que vos visiteurs ne voient ce que vous êtes en train de modifier ou tester, tout en gardant un accès complet pour son ou ses administrateur(s).

3 plugins pour passer votre site WordPress en mode maintenance

  • WP Maintenance Mode

Que vous cherchiez une page de maintenance simple pendant vos opérations ou une page « Coming Soon » pour que les visiteurs puissent vous laisser leur e-mail en attendant le retour ou le lancement de votre site, ce plugin a ce qu’il vous faut.

En tant qu’administrateur, vous gardez bien sûr l’accès complet à votre installation, avec la possibilité de voir ce qu’il se passe en « front end ».

Ce plugin de maintenance est personnalisable et responsive. Vous pouvez lui ajouter un compteur ou des icônes pointant vers vos réseaux sociaux.

Mettez votre site WordPress en mode maintenance avec WP Maintenance Mode

Voir la page du plugin

  • Maintenance

Avec un nom aussi simple, rien d’étonnant à ce que ce plugin soit facile à prendre en main. Là encore, vous pouvez ajouter votre logo et personnaliser la page d’accueil en quelques clics. Une version pro (payante) est disponible.

Le plugin WordPress Maintenance

Voir la page du plugin

  • Ultimate Coming Soon Page

Ce plugin existe en version gratuite et payante. L’idée est de récolter un maximum de leads pendant que votre site est en maintenance (ou en pré-lancement).

Le plugin WordPress Ultimate Coming Soon Page

Voir la page du plugin

Comment mettre votre site WordPress en maintenance sans plugin

Si vous n’avez pas besoin d’un design travaillé et souhaitez simplement faire vos modifications de site en quelques heures maximum, vous pouvez vous passer d’un plugin en ajoutant quelques lignes de code à la fin de votre fichier functions.php :

// Activer le mode maintenance WordPress
function wp_maintenance_mode(){
if(!current_user_can('edit_themes') || !is_user_logged_in()){
wp_die('<h1 style="color:blue">Site en maintenance</h1><br />Nous revenons bientôt, c'est promis :)');
}
}
add_action('get_header', 'wp_maintenance_mode');

Privilégiez les plugins si vous n’êtes pas à l’aise avec ce type de modifications !

Choisissez ce que vous voulez faire de vos anciens articles

Certains articles sont plus sensibles au passage du temps que d’autres. Pour des raisons d’image, de contenu à jour ou du caractère événementiel et daté de certains articles, il est important d’archiver ou de détruire certains vieux posts.

Si seuls 2 ou 3 articles sont concernés, le faire à la main n’est pas un problème. En revanche, si votre secteur d’activité implique de profonds changements chaque année, il peut être intéressant d’automatiser cette tâche.

Avec un plugin comme Post Expirator, vous pouvez facilement fixer une date d’expiration pour vos articles ou vos pages et choisir ce qu’il se passera lorsqu’elle sera atteinte : suppression, passage en brouillon, mise à jour de la catégorie…

Fixez une date d'expiration pour vos articles ou vos pages

Vous préférez conserver vos articles mais indiquer à vos lecteurs qu’ils sont anciens ? Différentes extensions existent, mais vous pouvez aussi choisir d’intégrer cette fonctionnalité à votre thème en l’éditant à la main. Pour cela, n’hésitez pas à lire les instructions de cet excellent article de Paul Lund.

Cette dernière option est la meilleure aujourd’hui, dans la mesure où les plugins gratuits qui existent n’ont pas été mis à jour depuis un certain temps.

Les vérifications essentielles les plus fréquemment oubliées lors d’une maintenance WordPress

Certains éléments sont primordiaux, et pourtant de nombreux entrepreneurs et blogueurs ne les incluent pas dans leur routine de maintenance :

  • Votre flux RSS fonctionne-t-il bien ? Utilisez Feed Validator pour en être certain.

Vérifiez que votre flux RSS fonctionne bien dans le cadre de la maintenance de votre site WordPress

  • Avez-vous vérifié que votre formulaire de contact vous transmet bien les messages ?
  • Passez-vous régulièrement une commande fictive sur votre site e-commerce pour vous assurer que tout est parfaitement fluide et que vous recevez les emails transactionnels prévus ?
  • Vos données Google Analytics vous apportent-elles bien les informations dont vous avez besoin ?
  • La vitesse de chargement de votre site est-elle toujours satisfaisante ? Evaluez régulièrement les performances de votre installation et réglez les problèmes qui peuvent survenir.
  • Votre site est-il sûr? Vérifiez régulièrement que vous n’avez pas été piraté en le scannant sur IsItHacked, Sucuri, ou grâce au plugin WordFence.

Vérifiez que votre site n'a pas été hacké lors de sa maintenance

Comment gérez-vous la maintenance de votre site WordPress ? Avez-vous un système en place ou attendez-vous qu’un problème survienne pour vous en occuper ? On attend vos commentaires !

Crédit photo : Jim Pennucci